Conférenciers principaux

Steven J. Cooke, professeur en biologie et physiologie de la conservation, Carleton University

Dr. Cooke dirige une équipe de recherche visant à comprendre et à résoudre des problèmes de conservation complexes, liés en particulier aux poissons d’eau douce. Il a également participé activement à définir la nouvelle discipline qu’est la « physiologie de la conservation », un domaine consacré à la compréhension des mécanismes sous-jacents aux problèmes de conservation. Il a une grande expérience de collaboration avec des praticiens, des décideurs politiques et d’autres parties prenantes afin de produire un ensemble de connaissances facilement transférable aux problèmes actuels.

Il a fondé le Canadian Centre for Evidence-Based Conservation et, en tant que directeur, il participe aux activités de synthèse des données probantes, notamment sur des sujets liés à l’habitat du poisson et à la connectivité des habitats. .

Découvrez son travail sur fecpl.ca.


Carole-Anne Gillis, directrice de recherche, Gespe’gewa’gi Institute of Natural Understanding (GINU)

Dr. Gillis est biologiste spécialisée dans la recherche halieutique et limnologique. Elle possède 18 ans d’expérience dans les écosystèmes d’eau douce et côtiers, principalement dans le bassin versant de la rivière Restigouche. Elle est également présidente du comité scientifique de la rivière Restigouche et coprésidente du comité scientifique du Plan conjoint de recherche sur le saumon Atlantique.

En 2018, elle est devenue directrice de recherche à l’institut GINU, où elle dirige et gère des projets de recherche communautaires et des efforts de restauration de l’habitat du poisson au sein du territoire Gespe’gewa’gi à l’aide de son équipe multidisciplinaire.

Elle présentera les meilleures pratiques, les principes de recherche, les défis et les avantages d’une véritable recherche collaborative. En établissant des relations avec la communauté, la gestion adaptée est ancrée dans la recherche participative qui mène à la pertinence, à l’action rapide et à la mise en œuvre des résultats de recherche.


Theodore R. Castro-Santos, chercheur en écologie, S.O. Conte Anadromous Fish Research Center, U.S. Geological Survey

Dr. Castro-Santos dirige une équipe de recherche qui se concentre sur les questions du passage des poissons et de la connectivité aquatique. Il a été l’un des premiers à utiliser la télémétrie dans l’étude des mouvements des animaux et a contribué aux développements technologiques et à la mise au point de méthodes de quantification des mouvements et du comportement, en particulier dans le contexte du franchissement de barrières en milieu fluvial. Son équipe étudie également les principes fondamentaux de la locomotion, tels que les performances et la cinématique de la nage. Son travail intègre la physiologie, l’hydraulique et le comportement animal, cherchant à identifier et à combler les lacunes dans les connaissances de manière à améliorer la conception des passes à poissons et le contrôle des espèces envahissantes.

Il est également l’un des fondateurs du Congrès annuel sur le passage des poissons et travaille depuis une dizaine d’années avec le comité de direction du congrès et la section de bio-ingénierie de l’American Fisheries Society afin de favoriser la recherche collaborative entre biologistes et ingénieurs.


Marianne Bachand, coordonnatrice de projets en modélisation écohydraulique,  Services hydrologiques nationaux, Environnement et Changement climatique Canada

Dr. Bachand a obtenu son doctorat en biologie végétale de l’Université Laval en 2013 où elle a étudié la résilience de la forêt boréale face à la surabondance de cerfs. Elle s’est orientée vers la modélisation écohydraulique pour ses recherches postdoctorales en 2013. Elle a alors développé des modèles d’habitat pour plusieurs espèces animales et un modèle de zde succession des milieux humides qui ont été utilisés dans l’évaluation des courbes de gestion des niveaux d’eau (2000 RC)du système du lac Rainy et du réservoir Namakan.

Elle occupe son poste actuel depuis 2016 et a développé plusieurs autres modèles d’habitats et de zones humides pour des plans d’eau chevauchant la frontière entre le Canada et les États-Unis, notamment le bassin versant du lac Champlain et de la rivière Richelieu, de la rivière St-Marys, du fleuve Saint-Laurent et le lac Ontario. Ces modèles sont utilisés, entre autres, pour la gestion des niveaux d’eau et l’évaluation des mesures d’atténuation des inondations.

Depuis 2019, elle a le privilège de coordonner une équipe multidisciplinaire oeuvrant au développement du modèle de réponse des zones humides côtières (CWRM) pour les Grands Lacs canadiens.